16 octobre 2019 Voyages Ethiopiques

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Cette article est la transcription de l'atelier musicale présenté à la Médiathèque du Grand Narbonne le 16 Octobre 2019. Chaque atelier présente un thème autour de la musique et/ou du café. Il est ponctué par des écoutes musicale et d'une dégustation d'un café lié directement ou indirectement au thème.

Nous allons vous présenter aujourd’hui un aperçu de musiques éthiopiennes que vous allez pouvoir ensuite piocher dans les bacs de la médiathèque. En particulier l’histoire de la collection Les Ethiopiques initiée par Francis Falceto et le label Buda Musique. Mais aussi vous faire écouter des groupes occidentaux contemporains qui perpétuent et font évoluer ces musiques qui ont connus leur âges d’or à la fin des années 60, début 70.

Vous déguster un cafés éthiopiens que l’on prendra le temps de décrire tout à l’heure. N’hésitez pas à la siroter petit à petit en le buvant à différente températures tout au long de l'atelier.

Les Musiques éthiopiennes

Sur le continent africain de nombreuses pays proclament leur indépendance au cours des années 50 et 60. Ces changements géopolitiques s’accompagnent le plus souvent de mouvement musicaux nouveaux portés par le souhait et l’accès à cette indépendance. Ces mouvements porteront par la suite, aussi la lutte contre la corruption des gouvernements mis en place. Ainsi Fela Kuti est aujourd’hui considéré comme le parrain de ces musiques et père de l’afro-beat.

Jusque dans les années 80-90, les musiques de l’Afrique de l’Est des années 60-70, et en particulier les musiques éthiopiennes étaient peu ou pas connues en Europe, en France. Et pour cause, l’histoire politique du pays se dénote de l’Afrique Occidentale. Peuple indépendant, malgré une occupation italienne fugace de 1935 à 1941, il laisse son Empereur Hailé Selassié en place jusqu’en 1974

Musique et monopole d'état.

Depuis 1948 la musique est régie par un monopole d’état, via le ministère de l’Information, et produite par des orchestres officiels tel l’orchestre impérial, ou l’orchestre de la police. Ces derniers seront par la suite les complices d’une révolution musicale en marche.

Révolution musicale en marche.

C’est Ahma Eshete un jeune mélomane qui a décidé de défier le monopole en enregistrant clandestinement la fougue musicale de l’époque. Le succès est tel, que l’Empereur décide finalement de lâcher du lest et d’autoriser la production et la diffusion de musiques éthiopiennes contemporaines.

C’est sur une courte période qu’Ahma, musiciens et voix de cette musique éthiopienne vont produire une musique portée par la tradition et leur propre modernité, l’utilisation d’instruments occidentaux (les cuivres sont arrivés en 1897 en Ethiopie), et influencés par le groove nord-américain.

Découverte occidentale du mouvement musical éthiopien.

Ce n’est que 10 ans plus tard que Francis Falceto découvre un album d’Alémaheyu Esheté rapporté par un ami à Poitiers. Bouleversé par cette musique il décide de faire venir l’artiste en France. Dans ses démarches administratives et lors de son premier voyage en Ethiopie il découvre alors un pays sous dictature communiste loin de l’énergie communicative de l’époque des enregistrements. Le projet prend du temps mais son enthousiasme pour ces musiques est né.

 Le premier volet des Ethiopiques verra le jour sous le label Buda Musique en 1997. Prêt de 13 ans plus tard, et seulement 2 ans après le mise en place d’un pouvoir stable en Ethiopie muni d’une Constitution pour la première fois de son histoire. De cette série naîtra 30 volumes (le dernier est sortie en 2017). Un autre label, Heavenly Sweetness participera a rééditer quelques pépites de ce répertoire au format vinyle en collaboration avec Francis Falceto.

 

Ecoute Musicale :

 

Alémaheyu Esheté – Addid Abbeba est à moi – Premier enregistrement

Mulatu Astatke – Yegele Tezeta

Girma Béyé / Akalé Wubé

Le renouveau éthiopien depuis l'Europe.

Depuis la fin des années 2000 ces musiques éthiopiennes vivent une nouvelle vie, une nouvelle modernité en Europe. Plusieurs groupes évoluent et donne leur vision de cette Ethiopie fantasméé, riche d’une musique étonnante.

 

Akalé Wubé – Création en 2009 – Beauté de l’âme

Arat Kilo – Création en 2010 – Fusion afrique occidentale et Hip-Hop

Black Flower – Création en 2014 – Belgique / Anvers – Ethiopique psyché rock. Fusion noisy.

Le café dégusté:

C’est dans les environs du village de Homasho que vivent et cultivent les producteurs de ce café. Les petits paysans travaillent des parcelles de tailles réduites, quelques hectares maximum, sur le terroir de Sidama. Cette région montagneuse aux sols volcaniques, donne son nom à l’appellation reconnue pour ses cafés prestigieux.

Les cerises sont traitées à la station de lavage Bensa, gérée par Heleanna Georgalis qui perpétue l’héritage paternel et s’assure du plus haut niveau de qualité des cafés.

Il s'agit d'un café arabica d'origine endémique séché selon le process naturel. Les cerises sont séchées avec leur pulpes avant de séparer le grain pour une ultime étape de séchage. Le café développe ainsi des arômes fermentaires. Peu torréfié (light roast), extrait en filtre V60 on découvre une palette aromatique fruitées, complétée d'une fraîcheur, d'une acidité en bouche.

 

À retrouver sur la boutique...

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