Une pensée sur “Les Witches – Mr Lane’s Maggott”

  1. Un enregistrement étonnant de vie et qui donne des fourmis dans les jambes dès les premières notes.
    Oui, ce sont des « sorcières » (même si dans l’ensemble s’est glissé un sorcier), vraiment, qui entraînent dans un tourbillon dont on ne s’échappe qu’épuisé par le rythme endiablé.
    Et pourtant nous sommes transportés dans l’Angleterre élisabéthaine, au coeur d’un cours de danse certainement policé et… guindé. Oui, mais voilà, ce sont bien des airs populaires qui ont servi de support à un certain John Playford, maître à danser, pour diffuser sa méthode afin que les gentilhommes sachent correctement exécuter les contredanses !
    Si l’art est noble, il n’y aurait cependant pas de quoi s’extasier devant la mélodie initiale.
    Et pourtant, ce qu’en ont fait les Witches tient bien de la sorcellerie. Ces airs populaires s’enrichissent de mille timbres glanés dans un instrumentarium d’époque finalement assez réduit (flutes, violon, cistre, guitare, luth, viole de gambe et clavecin).
    Un feu d’artifice… qui entraine immanquablement l’auditeur dans un sacré sabbat. Sans vendre son âme au diable !

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